Frank Martin (1890 – 1974)

frankmartin.org

Il est né à Genève, dixième et dernier enfant du pasteur Charles Martin. Avant même de commencer l’école, il jouait déjà du piano et improvisait. À 9 ans, il écrivait de petites chansons pour voix et piano, sans avoir reçu aucune instruction musicale. L’audition de la Passion selon saint Matthieu de Bach, qu’il entendit à l’âge de 11 ans lui laissa une impression profonde, et Bach devint son vrai mentor.

Il étudie les mathématiques et la physique à l’Université de Genève pendant deux ans (selon le souhait de ses parents), tout en travaillant à la composition et en étudiant le piano avec Joseph Lauber (1864-1952, un compositeur genevois, qui fut aussi organiste au Locle, professeur à Zurich en 1901, chef d’orchestre au Grand Théâtre de Genève). De 1918 à 1926, il vécut ponctuellement à Rome, et Paris. Les compositions de cette période le montrent en pleine possession de son métier, mais à la recherche de son propre langage musical, qu’il révèle en 1938 dans l’oratorio “Le vin herbé”, et qui fera office de “signature” de ses œuvres ultérieures. Frank Martin y intègre le dodécaphonisme, non comme doctrine, mais comme moyen d’échapper aux contraintes de la tonalité, et y infuse toute sa sensibilité.

En 1926, il fonde la Société de Musique de Chambre de Genève, qu’il dirige en tant que pianiste et claveciniste pendant 10 ans. Durant cette période, il enseigne aussi la théorie musicale et l’improvisation à l’Institut Jaques-Dalcroze et la musique de chambre au Conservatoire de Genève.
Il a été le directeur du Technicum Moderne de Musique de 1933 à 1940 et le président de l’Association des musiciens Suisses de 1942 à 1946.

Il part aux Pays-Bas en 1946 pour trouver plus de temps pour ses compositions qu’il ne le peut en Suisse, où il est impliqué dans de trop nombreuses activités. Après 10 ans à Amsterdam, il s’installe finalement à Naarden, où il décède en 1974.

De 1950 à 1957, il enseigne la composition à la Staatliche Hochschule für Musik à Cologne, Allemagne. Par la suite, il renonce à l’enseignement et se concentre sur ses compositions, les quittant occasionnellement pour des concerts de musique de chambre et pour diriger des orchestrations de ses propres œuvres.

Il est enseveli au Cimetière des Rois à Genève.

Liste des compositeurs

Jean Binet
Ernest Bloch
Charles Chaix
Emile Jaques-Dalcroze  www.dalcroze.ch
André-François Marescotti
Frank Martin  frankmartin.org
Pierre Maurice
Bernard Reichel  www.bernardreichel.ch
Alphonse Roy
Bernard Schulé
Georg Templeton-Strong
Roger Vuataz  rogervuataz.ch
Pierre Wissmer  www.pierrewissmer.com
Rainer Boesch
Geneviève Calame
Elisa Delaye
Jean Derbès
Henri Gagnebin
Eric Gaudibert
Henri Kling
Friedrich Klose
Pierre Métral
Alexandre Mottu
Fernande Peyrot
Louis Piantoni
Marguerite Roesgen-Champion
Emile Ristori
Pierre Segond
Mathieu Vibert

Henri Kling (1842 – 1918)

Henri Kling est né à Paris; mais à l’âge de 2 ans, il déménagea avec sa famille à Karlsruhe, ville d’origine de son père Ludwig Christoph Kling. Il y fit des études musicales auprès du corniste Jacob Dorn. En 1861, il se rend à Genève pour occuper une place de corniste à l’Orchestre du Théâtre, et il y passera le reste de sa carrière, jusqu’à son décès en 1918. 

Il sera professeur de cor au Conservatoire de musique dès 1866, de solfège dès 1884, enseignant à l’École supérieure de jeunes filles, organiste au temple de Cologny et à l’église St. Germain, directeur du Corps de musique de la Landwehr, directeur de chœurs, chef d’orchestre.

À côté de son activité d’interprète et d’enseignant, Henri Kling compose de très nombreuses œuvres (plus de 500 numéros d’opus !) parmi lesquelles beaucoup de morceaux de genre (valses, polkas, marches, idylles,  romances etc.) pour piano ou pour orchestre, beaucoup de musiques pour fanfare ou harmonie, pour chœur, de la musique de chambre (avec une prédilection pour les instruments à vent), un concerto pour cor et orchestre (publié à Leipzig), et quatre opéras.

De surcroît, Kling écrit des ouvrages pédagogiques: une méthode pour cor, d’autres pour le hautbois, la clarinette, le violon, l’alto, le cornet à pistons, la percussion, des études pour cor, pour trombone, pour flûte traversière, un traité d’orchestration et d’instrumentation (traduit en allemand et en anglais, et édité aux USA), un manuel de transposition, un autre de direction d’orchestre. En outre, Henri Kling a publié des études sur l’histoire de la musique.

Bernard Schulé

Bernard Schulé est né à Zurich où il étudie à l’Université de cette ville et au Conservatoire avant de s’en aller à Paris, à l’Ecole normale de Musique, principalement chez Nadia Boulanger. Il vit durant 29 ans dans la capitale française où il écrit principalement des musiques de films et assume les fonctions d’organiste à l’église de l’Ambassade britanique. Il est aussi le remplaçant-titulaire de Charles Tournemire aux orgues de Sainte Clotide.

Il reviendra en Suisse pour habiter Genève car il avait reçu une importante commande à l’occasion de l’Exposition nationale de 1964 à Lausanne. Il écrivit donc la musique pour le pavillon des PTT et pour celui des Chemins de fer suisses.

C’était la première fois qu’un film était projeté sur un écran à 360°.

Jusqu’à la fin de sa carrière , à quelques exceptions près, ses compositions sont destinées aux ensembles et chorales d’amateurs où on apprécie beaucoup son oeuvre.

Tous ses manuscrits sont déposés à Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne où l’on peut obtenir des copies des œuvres . La plus grande partie de sa musique de chambre est publiée par l’édition Pizzicato Helvetia à Horgen/ZH.
(info@pizzicato.ch)  qui dispose aussi d’un catalogue détaillé.

L’Association des Amis de Bernard Schulé, avec de modestes  moyens financiers, se charge de la promotion de l’œuvre du compositeur.

Claude Delley, Président de l’Association des Amis de Bernard Schulé.
Le Loclat 8, 2013 Colombier, tel 032 841 16 78 ou 079 476 22 17,
cl.mt.delley@gmail.com